Message de Sri Tathâta transmis par Mytri Samagata pour le 12 juin 2016

Journée mondiale de méditation pour l’Eau, les Océans, les baleines et les dauphins

 

Chère équipe organisatrice de l’événement We are ocean,

          Tathatwamastu!

Mes humbles salutations et félicitations à vous tous pour cette noble initiative d’organiser un aussi grand événement en faveur de l’Océan Primordial, qui est la Source Eternelle de toute la Création !!

L’Océan ! Il couvre presque 71% de la surface de la terre et contient plus de 96% des eaux de la Terre. L’Océan est le principal composant de la Terre ; l’océan est partie intégrante de toute vie connue et influence toute notre existence. C’est l’habitat de millions de magnifiques espèces marines. Il est le réservoir du plus important des éléments, l’Eau.

L’eau a été utilisée depuis l’antiquité comme un symbole permettant d’exprimer la dévotion et la pureté. Sans discontinuer, les eaux s’écoulent depuis les profondeurs, pures, jamais dormantes, vers l’Océan, leur « sponsor » !

S’il n’y avait pas d’eau, il n’y aurait pas de vie sur terre. L’eau est la substance primordiale, à partir de la quelle l’Univers est venu à exister. L’eau apporte la vie, permet aux arbres et aux fleurs de s’épanouir, et aux plantes de pousser. Sachant que deux tiers de la surface de la terre sont recouverts par les eaux et que le corps humain est constitué de 75 pourcents d’eau, il est clairement évident que l’eau est un des éléments primordiaux responsables de la vie sur la terre.

 

L’eau est aussi considérée dans les Védas comme l’un des 5 éléments de base de la création (la terre, l’eau, le feu, le vent, et l’éther / le vide) – les matériaux au départ desquels il est dit que l’univers est constitué. Parfois, l’eau est élevée à un statut encore plus élevé, un statut divin.

Les Rishis des Védas disent :

 “APOVA IDAM SARVAM, SARVO BHUTANYAPAH

SARVE DEVATA APO BHURBHUVASSUVARAPA OM!”

“Le monde entier est constitué d’eau emplie de lumière;

Tout est eau; toute vie est eau;

Toutes les déités, la terre, les autres mondes, tous sont de l’eau.  

Il n’y a pas de lieu qui n’ait été touché par les eaux de Lumière. Om!

 

Dans les Vedas, on trouve le concept d’ « Eaux Sacrées ». Les « Eaux Sacrées » sont aussi appelées « Udaka » ou « Apah ».

Lorsqu’un univers est créé, l’élément Feu, appelé Parama Purusha Rupa Agni, entre dans le APAH (les « Eaux sacrées ») et crée le Cosmos. C’est cet « APAH » qui porte la totalité de la graine de création. “Apo Vai Narayanah”- dit le Sruthi. Le Seigneur Narayana prend la forme des Eaux  (Udaka) et crée le cosmos tout entier.

Le mantra "Apo Va Idam Sarvam, Vishwa Bhutaan Apah" dit que “cet univers entier a la forme de APAH”. 

Littéralement, le mot « Apah » signifie « cela qui imprègne et est omniprésent ». Ainsi, après la dissolution cosmique, lorsque l’être suprême envisage la Création, il entre dans « les Eaux Eternelles » (“Apraketam Salilam” du Nasadiya Sukta dans le Rg Veda) et crée l’Univers en s’infiltrant lui-même dans toutes les directions.  Les « Eaux », ou « Apah » avant la création de l’univers, possèdent la « graine de création » en elles-mêmes et c’est pourquoi le Sruti dit "Apo Vai Narayanah". Les "Eaux Sacrées" sont la forme de "Narayana".

Les eaux physiques sont uniquement la représentation symbolique de ce principe d’Apah parce qu’à l’instar de Narayana, elles sont aussi le Tattva (mot signifiant : vérité, aspect de la réalité) de l’imprégnation et de l’omniprésence. Ainsi, la conclusion est que "Apah" ne constitue pas de l’eau toute simple, mais qu’il s’agit du "Narayana" sacré ou "Paramapurusha" qui porte le Germe de la totalité de la création.

Le Yajurveda est un manuel pratique contenant de nombreuses méthodes pour se purifier des péchers. Parmi les nombreux mantras que le Yajurveda et la littérature qui en dérive contiennent, figure le Aghamarshana Sukta. C’est un hymne important. Il se trouve dans le Mahanarayana Upanishad dans le Taittiriya Aranyaka du Krishna Yajurveda.

 “Varunopa Aghamarshanah

Sa Paninahyavamarsatu!!”

Le Sukta est aussi appelé Malapakarshana Sukta signifiant hymne pour enlever nos péchers, les impuretés et divers doshas (humeurs). Le mot “agha” signifie pécher, impureté etc. et le mot “marshana” signifie enlever ou expier ces choses, et donc les deux concepts mis ensemble signifient enlever les péchers et doshas qui se sont accumulés, tant de façon externe qu’interne.

Il y a de cela des siècles, les saints et les êtres humains ont commencé à vénérer l’Eau. Cette vénération se poursuit encore dans certaines parties du monde – certains étendues d’eau[1], certaines rivières, sont considérées comme sacrées – par exemple, le Gange en Inde.

Le Gange n’est pas seulement une rivière : c’est le principe hautement sacré de l’eau et, en tant que tel, il est vénéré dans chaque maison, chaque village, et utilisé dans les rituels à chaque occasion sacrée. Les maisons hindoues conservent l’eau du Gange pour l’utiliser en des occasions spéciales, comme les naissances, mariages et décès.

Aucune vénération ne peut commencer sans que le pot qui contiendra l’eau des rituels ne soit lui-même purifié par la présence des sept rivières sacrées :

 

“Gangaicha Yamunaichaiva Godavari Saraswati

Narmade Sindhy Kaveri Jalesmin Sannidhim Kuru!”

 

“O Gange, Yamuna, Godavari, Saraswati, Narmada, Sindhu, Kaveri,

puisses-tu nous faire la grâce de ta présence dans cette eau!”

 

Ce ne sont pas seulement les rivières qu’il faut vénérer mais toutes les formes d’eau,
l’eau des mares, des lacs, des puits, des carafes d’eau potable, … Construire un réservoir d’eau était considéré comme un acte hautement méritoire, un des sapta santanas (sept offrandes).

 

Refuser de l’eau à ceux qui ont soif était considéré comme pécher : dans les déserts arides du Rajasthan, un abreuvoir était construit près du puits communautaire et maintenu rempli pour les voyageurs assoiffés. L’eau est considérée comme la substance nettoyante, purifiante, guérisseuse par excellence.

Le bain rituel dans les rivières, les océans et les autres plans d’eau est très courant, tellement courant que le bain quotidien lui-même est effectué comme un rituel pour le bien-être du corps et de l’esprit. L’eau est une substance tellement pure et purifiante qu’elle ne devrait jamais être polluée:

 

« Ne crachez pas, n’urinez pas, ne déféquez pas dans l’eau ; ne vous baignez pas nus dans l’eau ; car autrement, le feu invisible contenu dans l’eau détruit ! »

“Aaruna Ketuka Chayanam!”

Qualifier quelque chose comme étant sacré, c’est l’élever à un statut spécial, au-dessus du mondain, de l’ordinaire. Dès lors que les sept rivières sont invoquées au-dessus du récipient d’eau, ce n’est plus de l’eau ordinaire, elle est investie de pouvoirs spéciaux. C’est une façon de rappeler à notre mémoire la nature unique de cette substance, sa place spéciale dans l’univers.

 

La disparition des rituels entraîne aussi l’oubli de la place spéciale occupée par chacune des formes de vie, et la chaîne de la vie. La nature n’est plus perçue que comme une ressource qui peut être utilisée, consommée, alors que les saints (et les superstitieux) la voyaient comme non-négociable et irremplaçable.

 

A long terme, peut-être même que la disparition des rituels peut mener à l’extinction de certaines choses dans la nature. On peut argumenter que si l’on atteint l’éveil et que l’on agit avec raison, il ne peut y avoir ni avidité ni abus. Mais les sociétés traditionnelles n’ont pas compté sur le fait que tout le monde serait raisonnable, éveillé et sage ; elles ont considéré que l’avidité et les abus sont un aspect de la vie et ont instauré des rituels et une série d’obligations[2], afin de les limiter. Même une remémoration ritualisée serait suffisante en l’absence d’éveil ;  et l’observance continue des rituels, espérait-on, devait permettre de réaliser la véritable signification / le vrai but, une fois que le symbole ou rituel et sa signification auraient fusionné en notre esprit.

 

Nous devons concevoir des systèmes de gestion des eaux usées qui ne polluent pas les plans d’eau ; nous avons besoin de lois plus strictes pour prévenir l’utilisation excessive des eaux souterraines ; il faut aussi plus d’associations ou mouvements œuvrant pour la préservation des biotopes et de l’ordre naturel en cas de projet de grand barrage.

 

Mais peut-être qu’il est aussi temps de faire revenir le sacré, de raviver les obligations[3] et rituels d’autrefois, d’en inventer de nouveaux. Nous devons réfléchir sérieusement aux actions destructrices de l’homme contre la nature et contre ses frères moins développés. Nous devrions tendre à faire revenir le sacré dans nos vies, et même à donner nos vies pour cela. Nous pouvons également lancer un mouvement pour re-sacraliser les rivières et les forêts, plutôt que désacraliser les lieux sacrés.

 

Mes enfants, l’humanité entière est dans une phase cruciale actuellement. A côté de grandes avancées sur les plans scientifiques et sociaux, une agitation s’est emparée de l’homme. La pensée constante « ceci n’est pas assez, cela non plus n’est pas suffisant … » le poursuit, peu importe ce qu’il peut déjà avoir accompli dans sa vie. Les théories scientifiques, économiques, religieuses, politiques sur lesquelles il s’est appuyé avec foi jusqu’ici, sont inaptes à lui permettre de surmonter cette situation.

 

Le déséquilibre dont souffre la société actuelle provient de la rupture dans l’harmonie ou l’alignement entre l’individu et le rythme de l’univers.

 

Pour surmonter cela, nous devons équilibrer les forces du Dharma et de l’Adharma, toutes deux étant inhérentes à notre être, et aussi équilibrer les trois qualités de la nature que sont la qualité sathvique (sainteté), la qualité rajasique (arrogance) et la qualité tamasique (diabolisme). Ceci peut être atteint en suivant la Voie du Milieu.

Par ce rééquilibrage, le rythme est rétabli au niveau de la vie individuelle et de la vie sociale. Lorsque cela se produit, l’homme devient conscient de sa responsabilité dans la protection de la Terre, de l’Océan et de l’Atmosphère, son lieu de résidence.

Une fois que l’esprit, la parole et l’action deviennent non-violents, l’humanité voit s’éveiller en elle l’Amour divin inconditionnel pour toute la création. Et ainsi, par l’observance naturelle de son Dharma et de son Karma, il devient le véritable protecteur de ses compagnons plus fragiles : les pauvres, les êtres en souffrance, les faibles, les enfants, les plantes, les animaux, la nature, et l’océan.

L’homme est seulement une espèce parmi les 84 centaines de milliers d’espèces d’êtres vivants au sein de tout l’univers. Il ferait mieux de ne pas se considérer avec arrogance comme supérieur au reste de la création, ni d’exploiter avec cette arrogance la nature, les rivières, les forêts, les océans, les autres espèces vivantes ou ses semblables.

Lorsqu’il s’offre lui-même à Mère Nature, à qui il doit toute son évolution, cette Présence maternelle elle-même prendra soin de lui avec amour, lui procurera ce qu’il demande et s’assurera aussi elle-même de sa protection.

De cette façon, lorsque l’humanité prend soin de protéger sa Mère, la Nature, la Mère Nature en retour prend soin de son enfant chéri, l’homme, et l’équilibre de la nature, de l’univers, de la création – de tout – est rétabli et leur rythme reprend son cours normal.

Mais si l’homme, l’enfant chéri de la création, s’écarte du Dharma, la Nature réagit avec férocité. Ces mouvements féroces à leur tour vont créer des turbulences dans les esprits individuels et dans le mental social. Cela va se refléter sous forme de perturbations et de violences au sein des familles, entre groupes sociaux, entre groupes de diverses appartenances idéologiques, entre groupes religieux et entre les nations.

Afin de réaliser leurs désirs égoïstes, des générations entières vont sombrer dans l’anarchie, la violence et le désordre. Cela engendrera des atrocités et l’exploitation des faibles par les forts, des pauvres par les riches, des individus par les groupes organisés, des femmes par les hommes, des jeunes par les plus vieux, de la Nature par l’Homme. Ceci va ainsi ensuite perturber l’équilibre et le rythme universels.

Alors, y a-t-il une possibilité pour que l’humanité, même à cette heure tardive, puisse entamer une renaissance, et se relever de ce déclin qui semble inéluctable ? Oui, c’est possible, si chacun est prêt à reconnaître le danger imminent et à s’unir pour travailler à son expansion intérieure individuelle autant qu’à une renaissance sociale.

Cependant, pour atteindre cet objectif, une action individuelle ne suffit pas. Ceci nécessite l’autorisation de la Mère universelle qui crée et nourrit l’Univers, ainsi que la descente de son Infinie Compassion.

Mes enfants, mettez pour une fois vos pensées fluctuantes et contradictoires de côté, et concentrez vos esprits un petit moment sur les intentions de ce grand événement. Affirmez une volonté et une intention forte pour la pacification des mouvements féroces de Mère Nature et pour la descente de l’Energie du Dharma. La manifestation de l’Energie du Dharma se produit une fois que toutes les impulsions universelles sont favorables, équilibrées et stabilisées. Demandez avec force la descente de la Puissance du Dharma depuis les plans subtils ; et puis vénérez avec grand respect l’énergie qui est descendue.

En rétablissant les valeurs dharmiques qui ont disparu au cours du temps, afin de mener la conscience humaine vers sa divinisation et pour que se concrétise la vision des Grandes Âmes d’un univers divin et d’une vie divine ici, sur la planète Terre, prions tous ensemble et implorons cette Présence divine. Tel est le devoir de chaque individu ayant reçu un corps physique pour s’acquitter de sa dette envers la Terre Mère, qui ultimement est son lieu de séjour, et envers la Mère Océan, qui est la Source primordiale et l’Origine de la vie elle-même !

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Visualisation pour la méditation

Asseyez-vous confortablement dans un lieu calme, si possible en groupe. Si vous pouvez trouver un site naturel comme un bois ou un pré ouvert, ou encore près d’un lac ou d’un ruisseau ou une rivière calme, ce serait l’idéal. Tout lieu est idéal s’il vous aide à vous connecter à Mère Nature.

Fermez doucement vos yeux et restez simplement dans la conscience de votre respiration, inspir et expir. Vous pouvez prendre conscience du souffle qui entre dans votre corps par vos narines, glisse dans vos poumons puis entre subtilement dans chaque cellule de votre corps. Tandis que le souffle vous pénètre, inspirez tout l’Univers, la totalité de l’Existence : elle entre en vous et vous caresse de son Amour et de sa compassion infinis. Laissez-vous aller dans son étreinte aimante, et autorisez-vous à vous dissoudre en elle.

            Vous pouvez aussi conscientiser votre expiration, et vous dissoudre dans la totalité de l’Existence au dehors de vous, expérimentant ainsi comme une grande expansion de votre Conscience intérieure. Dans cette conscience, vous transcendez les limites de votre corps et de votre conscience physique et accédez à la Conscience infinie qui enveloppe tout l’Univers. Au sein de cette respiration, amenez doucement l’immensité de l’océan, et ressentez-vous enveloppés dans cette étendue vaste et aimante.

                        Maintenant, essayez de visualiser que vous être aussi un être marin, et que vous êtes confortablement assis, les jambes croisées, sur le plancher océanique. Parmi les autres créatures marines, voyez ou ressentez la belle présence des dauphins qui jouent avec grâce dans les vagues de l’océan, puis voyez ou ressentez que ces belles créatures plongent à votre rencontre, et commencent à nager tout près de vous. Puis, avec gentillesse et confiance, se rapprochent de plus en plus de vous, tellement près que même leur respiration se mêle maintenant avec votre souffle. A présent, tranquillement, avec amour, chuchotez-leur :

"Dauphin, respire avec moi ...

le Souffle du Divin,

le nectar de l’univers.

Dans l’Un, nous partageons l’étreinte ...!"

Les dauphins nous parlent de la respiration de la vie, autrement dit de la seule chose dont nous ne pouvons pas nous passer. Dans le souffle, nous entrons en contact avec le rythme de l’Energie vitale. En modifiant notre souffle, nous pouvons entrer en contact avec n’importe quelle forme de vie ou créature. A travers le souffle, nous nous reconnectons à l’énergie divine.

 

Le dauphin est le gardien du souffle sacré de la vie, et il nous apprend à laisser partir les émotions au moyen de cette respiration. Les dauphins créent du rythme. Le divin Nectar, l’Ambroisie, est la force de Vie, et le dauphin nous apprend comment l’accepter et l’utiliser au moyen de la respiration afin de revitaliser chaque cellule de notre corps et de franchir les frontières séparant la réalité physique des autres plans de l’existence.

 

Le dauphin nous offre le cadeau du langage primordial, celui du son sacré, et il agit comme un pont entre les enfants de la Terre et le Créateur. Le dauphin introduit dans notre vie l’amusement, le jeu et l’Amour inconditionnel. Avec lui, nous pouvons surfer sur les vagues de la Joie et de l’abondance, rompre nos barrières intérieures, pour nous connecter avec l’éternel, la source universelle.

 

Maintenant, visualisez une baleine, belle et gracieuse, venant nager près de vous. Laissez-la glisser tout contre vous, très confiante et pleine d’amour ; elle se connecte au cœur de votre être.

 

 

"Baleine ...

Les grands océans ont tout vu ...

Ton souvenir recèle d’anciens chants secrets.

Apprends-moi à entendre tes mots,

Et à comprendre les véritables origines de l’Histoire,  

celle du moment où notre monde vint à exister...!"

 

 

L’Esprit de la Baleine est le conservateur de la mémoire de la Terre pour tous les temps. C’est une bibliothèque flottante qui transporte l’histoire de la Terre Mère. En tant que totem, la baleine vous enseigne l’écoute de votre voix intérieure, l’impact que vos émotions ont sur votre vie quotidienne, et à suivre votre propre Vérité.

 

Les baleines vous apprennent à descendre dans les profondeurs de vous-mêmes, à éveiller votre Pouvoir créatif ancestral. La baleine vous aidera à trouver votre tonalité de base, la fréquence originale qui contient en elle cette même histoire de la Création. Cette fréquence sonore guérit les maladies et vous reconnecte avec votre Soi ; ainsi elle vous apprendra comment devenir Un avec la Vie toute entière, y compris avec la connaissance qui réside dans votre matrice génétique.

 

En tant que créature compatissante et solitaire, la baleine est très étroitement associée à la Connaissance et à la Conscience du monde spirituel.

 

A présent, revenez à votre centre intérieur, à votre essence profonde. Prenez contact avec les organes de vos cinq sens : vos oreilles, votre peau, vos yeux, votre langue et votre nez, à travers lesquels vous percevez le monde extérieur, par l’ouïe, le toucher, la vision, le goût, l’odorat. Soyez aussi conscients qu’ils sont en réalité les fenêtres représentant et s’ouvrant sur les cinq éléments composant l’univers – l’éther, l’air, le feu, l’eau et la terre. Essayez d’expérimenter la conscience que l’univers au dehors est juste une extension illimitée de votre soi limité, et que vous êtes le reflet microcosmique de cette existence infinie qui se déploie.

 

Lorsque vous vous sentez conscients de cette interconnexion, portez votre attention sur le centre le plus profond de votre être, le lieu d’où provient toute votre conscience. Soyez simplement assis, et observez ce point central intérieur, avec l’aide de votre respiration ; observez les diverses pensées tumultueuses, les désirs subtils et les actions qui essaient d’émerger depuis ce centre. Observez en silence, regardez ces pensées, désirs et actions : ils se dissipent progressivement au cœur de ce centre intérieur.

            Une fois le silence obtenu, relâchez la pression que vous vous mettez inconsciemment pour maintenir votre identité individuelle. Visualisez-vous en train de vous ouvrir et de vous dissoudre dans les cinq éléments qui constituent cet Univers, la totalité de l’existence. Soyez conscients que vous n’êtes pas un individu séparé, que vous êtes une partie de l’orchestre cosmique, et lorsque vous commencez à vibrer au rythme universel, en harmonie avec la vibration universelle, visualisez que l’existence entière vous enveloppe dans une étreinte aimante et pénètre au tréfonds de chaque cellule de votre corps.

            Dans cette connexion avec la Conscience universelle, portez la conscience sur cet orchestre divin, sur le rôle que vous avez à jouer dans le cours des événements et la façon dont vous pouvez contribuer à l’harmonie universelle entre tous les êtres. Intérieurement, promettez-vous que quoi qu’il puisse se passer, vous ne prendrez jamais une position égoïste au cours de votre vie, et que vous ne compromettrez jamais la bonté des êtres, la Mère Terre et la Mère Océan au bénéfice de vos besoins individuels égoïstes.

Vous imprégnant, par le souffle qui pénètre doucement en vous, de l’énergie de paix émanant de la vie elle-même, toujours aimante, ouvrez lentement vos yeux. Appréciez l’abondance de la Terre Mère autour de vous, émerveillez-vous de la beauté de l’existence autour de vous, laissez-vous aller : laissez toute émotion qui arrive vous emporter (sourire, rire, pleurs, …), serrez des mains, embrassez, chantez une chanson douce pour la Nature, le splendide Océan et ses habitants paisibles, faites tout ce que vous ressentez mais promettez que vous avez rejoint les rangs des Combattants Divins au service de notre Mère Terre, de la Mère Océan, et que chacune des actions qui se produit par votre intermédiaire sera porteuse du Dharma divin qui vous a été conféré et que vous avez joyeusement accepté !!

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Puisse chacun atteindre le bien-être !  Puisse toute chose être auspicieuse !! Swasti!!!

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Avec mon Amour et mes Bénédictions

Sri Tathata

 

[1] Sri Tathâta utilise le concept de « water body », littéralement « corps d’eau »

[2] La traduction anglaise utilise le concept de « tabou » qui consiste en une obligation librement acceptée par une communauté à un moment donné du temps, sur base de croyances spirituelles ou de superstitions.

[3] Ici aussi revient le terme « tabou » dans la version anglaise.